Le marché français des voitures neuves a encore progressé en octobre 2026, et pour la première fois l’électrique y frôle la barre des quatre voitures sur dix. Selon le bilan mensuel de la Plateforme automobile (PFA) et d’AAA Data publié le 1er novembre, 149 341 voitures particulières neuves ont été immatriculées le mois dernier, soit 7 % de plus qu’en octobre 2025. Et ce, avec un jour ouvré de moins : 22 jours contre 23. Corrigée de cet écart, la hausse atteint 11,9 %.
Sur les dix premiers mois de l’année, le compteur affiche 1 384 293 voitures neuves, en hausse de 4,4 %. Seule ombre au tableau : les utilitaires légers reculent nettement, de 13 %, à 27 823 unités.
Plan de l'article
L’électrique passe de 24 % à 41 % en un an #
Le moteur de cette croissance est clairement électrique. D’après les chiffres AAA Data repris par Le Nouvel Automobiliste, 61 958 voitures 100 % électriques ont été immatriculées en octobre, soit 41 % du marché. Un an plus tôt, leur part n’était que de 24 %. Sur dix mois, l’électrique totalise 449 294 voitures, soit 32 % des ventes.
« Octobre 2026 confirme une nouvelle fois la transformation profonde du mix énergétique automobile », a commenté Marie-Laure Nivot, responsable de l’analyse du marché automobile chez AAA Data, dans une note citée par Le Journal de l’Automobile.
Les hybrides restent malgré tout la première énergie, avec 44 % des immatriculations (65 925 voitures), mais leur volume baisse de 4 %. Dans le détail, les hybrides rechargeables progressent de 13 %, portés par les marques chinoises : le BYD Atto 2 en version rechargeable arrive en tête de ce segment.
Essence et diesel en chute libre
Les motorisations thermiques classiques s’effondrent. L’essence non hybridée recule de 44 %, à 14 909 voitures, soit 10 % du marché. Le diesel chute de 65 %, à 2 034 immatriculations : il ne représente plus que 1 % des voitures neuves vendues en France. AAA Data cite notamment le malus CO2, qui démarre désormais à 108 g/km, et le malus au poids dès 1 500 kg.
Le GPL fait figure d’exception avec une hausse de 4 %, à 4 514 voitures. Dacia en écoule à lui seul 3 804.
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Des électriques très françaises en tête #
Le classement des voitures électriques du mois fait la part belle aux marques françaises. La Renault Twingo prend la tête avec 4 747 immatriculations, juste devant la Renault 5 (4 666). Suivent la Peugeot e-208 (3 221), le Renault Scénic (3 037) et la Citroën ë-C3 (2 736).
Renault est d’ailleurs le premier vendeur de voitures électriques du mois : 14 610 unités, en hausse de 69,6 %, qui représentent 56,3 % de ses immatriculations selon Le Journal de l’Automobile.
Tous moteurs confondus, c’est la Peugeot 208 qui occupe la première marche du classement des modèles en octobre, d’après L’argus. Renault place trois voitures dans le top cinq : la Clio (3e), la Twingo (4e) et la R5 (5e).
Constructeurs : Citroën monte, Dacia décroche #
Côté marques, les tableaux de la PFA dessinent des trajectoires contrastées. Renault reste en tête avec 25 936 voitures (+4,2 %) et 17,4 % de part de marché. Peugeot recule de 2 %, à 18 420 voitures. Citroën grimpe de 11,4 %, à 11 144 unités, et s’installe sur la troisième marche du podium pour le deuxième mois consécutif. L’argus relève que la marque aux chevrons occupe aussi, pour la première fois en 2026, la troisième place au cumul de l’année.
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Dacia, à l’inverse, traverse un mois difficile : 8 338 voitures, en recul de 23,8 %. Sa part de marché tombe à 5,6 %, un niveau qu’elle n’avait pas connu depuis plus de cinq ans selon L’argus. Ce repli pèse sur le groupe Renault, qui recule de 4,1 % au total malgré les bons chiffres de la marque au losange.
Stellantis progresse de 2,8 %, à 36 901 voitures, sans gagner de part de marché. Les marques regroupées dans la catégorie « autres » par la PFA (tous les constructeurs hors Stellantis, Renault et Toyota) bondissent en revanche de 18,3 % et pèsent 45,6 % du marché.
Les particuliers reviennent, surtout en location #
Autre enseignement du mois : les ménages tirent la croissance. Les particuliers ont acheté 84 757 voitures neuves en octobre, soit 57 % du marché et 18 % de plus qu’un an plus tôt. Près de la moitié de leurs achats (45 %) sont électriques. Le leasing social, relancé le 16 juillet avec 50 000 voitures à 200 euros par mois maximum, et la prime financée par les certificats d’économies d’énergie expliquent une partie de cet élan.
Mais le mot « acheter » mérite une nuance. De janvier à septembre, seuls 39,5 % des particuliers ont payé leur voiture neuve comptant ou avec un crédit classique, selon AAA Data. Le leasing proposé par les filiales financières des constructeurs représente à lui seul 53,7 % des acquisitions. Un point à garder en tête si vous comparez les offres en concession : le loyer mensuel inclut souvent l’entretien et parfois l’assurance, et la voiture revient au réseau en fin de contrat.
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Un mois qui aurait pu être meilleur
L’argus note enfin que le marché a calé dans la dernière ligne droite. Au soir du 30 octobre, les livraisons affichaient un bond de 20,7 % selon NGC-Data, mais seules 914 voitures ont été immatriculées le samedi 31. La croissance à deux chiffres entrevue en fin de mois s’est donc tassée à 7 %. C’est tout de même la sixième hausse mensuelle consécutive du marché français.
Et l’occasion dans tout ça ? #
Le marché de l’occasion reste à la peine : 448 986 transactions en octobre, en baisse de 7,2 %. Les électriques d’occasion progressent fortement (+42,8 %, à 27 961 ventes), mais elles ne pèsent encore que 6,23 % du marché, contre 41 % dans le neuf. Avec le retour progressif sur le marché des voitures louées ces dernières années, dont celles du premier leasing social de 2024, l’offre d’électriques d’occasion devrait s’étoffer dans les prochains mois. Pour les acheteurs, c’est peut-être là que se trouveront les meilleures affaires.




